A LA RENCONTRE DE NOS ANCETRES

13 avril 2015

Marc PEBERAY Compagnon Charpentier

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Marcel PEBERAY dit Marc est né en mars 1906 à Laplume (Lot et Garonne).
Fils de Firmin et de Léontine, il est le second enfant (premier garçon) d'une fratrie de sept enfants:
 - Marcelle née en 1904,   
 - Marcel ( Marc) né en 1906,
 - Camille Emilien né en 1908,       
 - Emile Jean né en 1909,
 - Emilien (Roger) né en 1911,  
                           - Marcel ( Amédé) né en 1912,
                           - Armel Marceau né en 1915
Dés son plus jeune âge, Marc est attiré par le travail du bois. Il est envoyé en apprentissage chez un compagnon à Sérignac (47).
Il se présente ensuite aux Compagnons Charpentiers d'Agen et est reçu à la St Pierre 1927. Il sera connu sous le nom de " Agenais l'ami du trait".
Son frère Camille sera également Compagnon charpentier spécialiste des escaliers.

Il commence son Tour de France par Bordeaux puis part à Limoges et Tours avant de s'arrêter à Paris pour donner des cours du soir en 1929-1930 à la Cayenne.
Il passera ensuite à Auxerre et Lyon pour revenir à Agen en 1936, s'installer au siège des Compagnons et créer une affaire artisanale tout en continuant à donner des cours du soir.

Entre-temps, en février 1935, il a épousé Marie-Louise Pujol à Agen avec qui il n'a eu aucune descendance.

 

groupePeberay
Marc PEBERAY, 1er rang à gauche de l'oeuvre, avec un groupe de compagnons vers 1930 (?)
(Archives familiales)

OeuvrePeberay    outilsPeberay
Le compas entrecroisé avec l'équerre, au pied de l'oeuvre, signifie que c'est une réalisation de Compagnons Charpentiers.

  

Il devra malheureusement interrompre un moment son activité à cause de sa mobilisation en septembre 1939 dans le 57e RIC mais la reprendra après sa démobilisation en juillet 1940.
Il obtient la Croix de Guerre étoile de bronze pour avoir pris part aux opérations de la VIIe armée du 5 au 24 juin 1940.

Marc PEBERAY était tout acquis à son métier. Après la guerre, il ré-ouvre l'Ecole de Trait d'Agen et y consacre une bonne partie de son temps et son argent.
Il fut délégué à l' Assemblée Générale de l'Association ouvrière des Compagnons du Devoir, à Paris le 9 janvier 1944 et voit sa Société fusionner avec celle des Compagnons Charpentiers du Devoir de Liberté pour former, en 1945, les Compagnons Charpentiers des Devoirs qui fonderont la Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment.

En 1951, il reçoit la Médaille d'Or de la Formation Professionnelle.

Marc PEBERAY passa sa vie à travailler le bois, que ce soit pour son activité professionnelle ou pour sa famille.

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Il décède le 30 juillet 1992 à Agen et est inhumé le 1er août au cimetière de Gaillard à Agen.

 

 

 

   

 

     Sources : Musée du Compagnonnage Tours (ici), Archives Départementales 47 (ici)
Journal "Compagnons et maîtres d'oeuvre" 1992

  

   

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14 avril 2012

Pierre PIGANIOL disparu dans le Cantal

Fils de PIGANIOL Jean et CANTAREL Marie, Pierre PIGANIOL nait le 8 février 1750 à St Constant (15).

Le 28 janvier 1777 il épouse Marguerite LAVEISSIERE à Ayrens (15).
Ensemble ils auront 5 enfants avant qu'un jugement de divorce soit prononcé le 5 juin 1800 par le Tribunal Civil de St Flour au motif suivant : "... De ce mariage sont issus plusieurs enfants. Piganiol a mal géré et administré ses biens et ceux de sa femme. Il a contracté plusieurs dettes, aliéné la majeure partie des biens de sa femme et est aujourd'hui insolvable. La mauvaise administration de Piganiol a réduit sa femme et ses enfants à la misère; Celle ci a provoqué sa séparation de biens d'avec son mari et pour y pourvoir, aprés avoir épuisé la voie de la conciliation elle s'est pourvue en ce tribunal ..."

Juste avant ce divorce, Pierre PIGANIOL avait été arrêté le 25 fructidor an VII (13/09/1799) et passé en jugement devant le juge de Paix et officier de police judiciaire du canton de Laroquebrou :"a été conduit par les gendarmes à la résidence de la présente commune et amené un individu qu'on a dit avoir pris ce matin dans la commune d'Ayrens disant leur avoir paru suspect; lequel individu avons reconnu etre Pierre Piganiol du lieu de Jammes commune d'Ayrens et être jugé par contumace aux fers par jugement du tribunal criminel du département du Cantal du 25 nivose dernier... Pierre Piganiol sera conduit dans le délai requis par les gendarmes à la résidence de la présente commune dans la maison d'arrêt d'Aurillac..."

Lors du mariage de son fils Jean-Antoine en 1810, il est déclaré sur l'acte que "ledit PIGANIOL (fils) nous a déclaré qu'il lui était impossible de nous produire l'acte de décés de feu Pierre PIGANIOL, que depuis de longues années sont père avait été condamné à huit ans de fers et que depuis quelques ans il n'avait paru dans le pays, que le lieu de son décés lui était inconnu".

  

Pourquoi Pierre PIGANIOL a-t-il été condamné aux fers ? est-il resté en prison à Aurillac aprés son arrestation? est-il parti au bagne ? Où est-il décédé ?
Autant de questions auxquelles il est difficile de répondre car malheureusement il n'y a plus le jugement aux AD du Cantal ni le registre d'écrous pour la prison d'Aurillac pour cette période.
Peut-être qu'un jour le hasard ou une aide inattendue viendra m'apporter ces réponses.

   

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19 juin 2011

Modification de patronyme dans la vie d'une ancêtre

Le plus loin où je puisse remonter sur ma branche paternelle est jusqu'à mon sosa 33 (c'est-à-dire pas très loin !). Mon ancêtre s'appelait Marie PIERON.
Mais Marie n'a pas toujours porté ce patronyme.
A sa naissance, elle s'appelait Marie FOISSARD.
Voici son histoire ... (ou du moins ce que j'ai pu en retracer grâce à mes recherches)

Marie FOISSARD est née le 21 mai 1825 à Paris dans le 12eme arrondissement et est abandonnée le jour même par sa mère Marie FOISSARD. Une note a été trouvée sur l'enfant avec le nom de sa mère, on peut donc parler de semi-abandon, c'est-à-dire que cela permettait à la mère de récuperer son enfant plus tard, si elle le désirait.
La seule trace restante de cet abandon aux AD de Paris, faute de dossier complet, est une note avec son matricule et le descriptif de ce qu'elle avait sur elle à son abandon ( une chemise, une brassière bleue avec dessin blanc, un fichu rouge avec dessin blanc, un béguin, un bonnet à carreaux blancs et roses, une couche, un lange de cotonnade brune rayée blanc)

1825 abandon Froissard marie 1 a  1825 abandon froissard marie 2 a

Marie fut baptisée le 22 mai 1825 lors d'un baptême collectif à l'hospice et elle est citée comme "Marie PIERON"
Lors d'un abandon et que la mère était connue, l'enfant se voyait attribuer un deuxième patronyme (choisi au hasard par l'hospice) afin d'éviter les abus. En effet, à l'époque, certaines mères déposaient leur enfant puis le récuperaient en tant que nourrice (en prenant une fausse identité) afin de percevoir de l'argentpour l'élever. De même le placement de l'enfant se faisait loin du lieu d'abandon afin d'éviter le même problème.

C'est ainsi que Marie s'est retrouvée placée le 25 mai 1825 chez la famille Velut à Ervillers (Pas-de-Calais) pour y rester une grande partie de sa jeunesse : elle est citée sur les recensements de 1841, sous le nom PIERRON comme dentellière et en observation "enfant trouvée", sur celui de 1846 elle est recensée dans la famille avec son enfant de 10 mois et sur celui de 1851 son fils est encore recensé dans la famille comme "fils naturel d'une fille de l'hospice de Paris qui avait été élevé par Thomas Velut".

Le 07/08/1845, Marie avait donné naissance à un enfant de père inconnu. Sur son acte de naissance, il est enregistré comme Ernest PIERON et Marie est citée comme "demoiselle PIERON Marie"

En 1851, Marie apparait sur les recensements de la commune de Ayette (Pas-de-Calais) sous le nom de FROISSARD en tant que servante-ménagère et le 13 mai elle se marie, dans la même commune, avec René HENRY et est dénommée "FROISSARD Marie dite PIERON" sur son acte de mariage.

1851 mariage henry froissard blog

Dés 1856 et jusqu'en 1872, on retrouve le couple sur les recensements de Ervillers et Marie est redevenue PIERON.
Le couple aura ensemble 7 enfants ( Olympe en 1852, Augustin en 1854, Emilie en 1856, Flore en 1858, Victoria en 1860, Victor en 1864 et Louis en 1866 ) et chaque fois , Marie sera appelée PIERON.

En 1869, au mariage de son fils Ernest, dans la commune d'Achiet-le-Grand (Pas-de-Calais), Marie est encore citée sous le nom de PIERON.

En 1886, Marie apparait sur les recensements de Sapignies (Pas-de-Calais) avec son époux ainsi qu'un de ses fils et un petit-fils et là elle porte le nom de PERRON.
(entre 1872 et 1886, j'ai perdu la trace du couple)

Jusqu'en 1904, Marie résidera à Sapignies où elle décèdera le 14 juillet 1904, à l'âge de 79 ans.
Son acte de décés sera enregistré sous le nom de FROISSARD Marie dite PIERON mais le patronyme PIERON sera désormais celui de la famille.

 

Posté par macricri à 18:27 - - Commentaires [3] - Permalien [#]