19 juin 2011
Modification de patronyme dans la vie d'une ancêtre
Le plus loin où je puisse remonter sur ma branche paternelle est jusqu'à mon sosa 33 (c'est-à-dire pas très loin !). Mon ancêtre s'appelait Marie PIERON.
Mais Marie n'a pas toujours porté ce patronyme.
A sa naissance, elle s'appelait Marie FOISSARD.
Voici son histoire ... (ou du moins ce que j'ai pu en retracer grâce à mes recherches)
Marie FOISSARD est née le 21 mai 1825 à Paris dans le 12eme arrondissement et est abandonnée le jour même par sa mère Marie FOISSARD. Une note a été trouvée sur l'enfant avec le nom de sa mère, on peut donc parler de semi-abandon, c'est-à-dire que cela permettait à la mère de récuperer son enfant plus tard, si elle le désirait.
La seule trace restante de cet abandon aux AD de Paris, faute de dossier complet, est une note avec son matricule et le descriptif de ce qu'elle avait sur elle à son abandon ( une chemise, une brassière bleue avec dessin blanc, un fichu rouge avec dessin blanc, un béguin, un bonnet à carreaux blancs et roses, une couche, un lange de cotonnade brune rayée blanc)
Marie fut baptisée le 22 mai 1825 lors d'un baptême collectif à l'hospice et elle est citée comme "Marie PIERON"
Lors d'un abandon et que la mère était connue, l'enfant se voyait attribuer un deuxième patronyme (choisi au hasard par l'hospice) afin d'éviter les abus. En effet, à l'époque, certaines mères déposaient leur enfant puis le récuperaient en tant que nourrice (en prenant une fausse identité) afin de percevoir de l'argentpour l'élever. De même le placement de l'enfant se faisait loin du lieu d'abandon afin d'éviter le même problème.
C'est ainsi que Marie s'est retrouvée placée le 25 mai 1825 chez la famille Velut à Ervillers (Pas-de-Calais) pour y rester une grande partie de sa jeunesse : elle est citée sur les recensements de 1841, sous le nom PIERRON comme dentellière et en observation "enfant trouvée", sur celui de 1846 elle est recensée dans la famille avec son enfant de 10 mois et sur celui de 1851 son fils est encore recensé dans la famille comme "fils naturel d'une fille de l'hospice de Paris qui avait été élevé par Thomas Velut".
Le 07/08/1845, Marie avait donné naissance à un enfant de père inconnu. Sur son acte de naissance, il est enregistré comme Ernest PIERON et Marie est citée comme "demoiselle PIERON Marie"
En 1851, Marie apparait sur les recensements de la commune de Ayette (Pas-de-Calais) sous le nom de FROISSARD en tant que servante-ménagère et le 13 mai elle se marie, dans la même commune, avec René HENRY et est dénommée "FROISSARD Marie dite PIERON" sur son acte de mariage.
Dés 1856 et jusqu'en 1872, on retrouve le couple sur les recensements de Ervillers et Marie est redevenue PIERON.
Le couple aura ensemble 7 enfants ( Olympe en 1852, Augustin en 1854, Emilie en 1856, Flore en 1858, Victoria en 1860, Victor en 1864 et Louis en 1866 ) et chaque fois , Marie sera appelée PIERON.
En 1869, au mariage de son fils Ernest, dans la commune d'Achiet-le-Grand (Pas-de-Calais), Marie est encore citée sous le nom de PIERON.
En 1886, Marie apparait sur les recensements de Sapignies (Pas-de-Calais) avec son époux ainsi qu'un de ses fils et un petit-fils et là elle porte le nom de PERRON.
(entre 1872 et 1886, j'ai perdu la trace du couple)
Jusqu'en 1904, Marie résidera à Sapignies où elle décèdera le 14 juillet 1904, à l'âge de 79 ans.
Son acte de décés sera enregistré sous le nom de FROISSARD Marie dite PIERON mais le patronyme PIERON sera désormais celui de la famille.
21 février 2011
Un lien c'est tout !
Souvent en généalogie, lorsqu'on travaille sur le nom d'un ancêtre, il est nécessaire de rechercher dans plusieurs bases de données.
Avec Culture.fr , nous n'avons plus ce souci!
Il suffit de rentrer un patronyme et celui-ci est alors recherché automatiquement dans 8 bases de données telles que "Mémoire des Hommes" , la "Base Léonore"....
http://www.culture.fr/fr/sections/collections/genealogie?typeSearch=genealogie
Bonnes recherches !
12 janvier 2011
Médaille Interalliée de la Victoire
Une autre médaille qu'a reçu mon arrière grand-père Jean-Baptiste PIERON : la Médaille Interalliée de la Victoire ou Médaille de la Victoire en 1927.
Je n'ai malheureusement que le diplome concernant cette remise de médaille.
La médaille en elle-même a disparu, surement au cours d'un déménagement, mais on trouve la description du ruban sur le diplome "ruban aux couleurs de deux arcs-en-ciel juxtaposés par le rouge avec un filet blanc sur chaque bord".
A la fin de la première guerre mondiale, les chefs d'états des 15 nations alliées décidèrent de créer une médaille commémorative commune attribuée à tous les combattants alliés selon différentes conditions: sans condition ( militaires, infirmières ou infirmiers civils ayant reçu la Croix de Guerre ou tués à l'ennemi, prisonniers de guerre, alsaciens et lorrains engagés volontaires ...), sous condition de 3 mois de présence (tous les militaires ayant servi dans le nord et le nord-est, les étrangers ayant servi sous un commandement français ...) ou sous condition de 18 mois de présence (les militaires, les agents mobilisés des chemins de fer de campagne...).
Seul le ruban est commun à tous les pays, chaque pays ayant ensuite le choix de la gravure de la médaille.
Jean-Baptiste PIERON était employé par la Compagnie des Chemins de fer du nord.
Quand survint la guerre de 14-18 et la mise en place des sections de chemins de fer de campagne chargées d'assurer l'organisation des transports, la construction et l'exploitation des lignes militaires, Jean-Baptiste fit partie du personnel de la Compagnie qui fut assujeti à la loi de Recrutement et fit partie de la 5eme Section .
C'est à ce titre qu'il reçut la Médaille de la Victoire comme l'indique le diplome












