14 juillet 2008

Musée de la Résistance, de la Déportation et de la Libération du Lot.

En week-end à Cahors, j'ai pu enfin aller visiter le Musée de la Résistance...
Depuis longtemps je comptais y aller, non seulement pour le visiter mais également pour essayer de trouver quelques renseignements sur le lieu où mon grand-père avait été dans la résistance lotoise et sur les actions auxquelles il aurait pu participer.

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Les personnes ayant crée le musée (des anciens résistants !) ont choisi de privilégier le souvenir des victimes sur lequel ils ont accés la visite du musée, tout en parlant également de l'action de toutes les personnes ayant vécu la guerre dans le Lot.
Mon grand-père ne faisait pas partie des victimes de la guerre dans le Lot mais j'ai pu cependant laisser mes coordonnées car si les personnes s'occupant du musée le peuvent, elles me transmettront d'éventuelles informations concernant le groupe de résistants auquel appartenait mon grand-père et peut-être y aura-t-il parmis ces anciens résistants quelqu'un qui aura connu mon grand-père durant cette période.

Visite sommaire du Musée (quelques photos ne remplaçant pas une véritable visite !!! )

Le rez-de-chaussée est consacré à la résistance dans le Lot depuis ses débuts :
la vie quotidienne, les raisons du début de la résistance, les premiers maquis, les actions des maquis, la vie des maquisards...

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Le premier étage est dédié à la répression et la déportation : les lotois dans les camps de déportation, la vie des déportés, le bilan des victimes lotoises....

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Au deuxième étage, on retrouve la partie portant sur la libération du Lot et de la région mais également sur la participation des résistants à la libération de la France: les combats dans le Lot, les sabotages, la libération de Cahors et de Toulouse...

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09 juillet 2008

Délivrance des Bans

Pas évident souvent de retrouver une trace du mariage de ses ancêtres lorsque ceux-ci ne se sont pas mariés dans la commune où ils vivaient et où leurs enfants sont nés, mais dans une commune voisine d'où était originaire la mariée.
Tout est "simplifié" lorsque monsieur le Curé consigne dans ses registres paroissiaux la délivrance de bans faite au futur époux qui va se marier hors de sa paroisse.

Voici l'exemple pour un de mes ascendants

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"du 20e may 97 (1697) jay delivré les bans de mariage à André Lemaire pour aller se marier à Montagny avec marie Gilles fille de defunt Jean et de Charlotte Tuillier"

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Confirmations dans l'Oise

En feuilletant les registres en ligne de l'Oise, sur la commune de Serans, j'ai trouvé par 2 fois (et seulement 2 fois !) la liste des confirmands de la commune.
Ce document peut être interessant pour retrouver des ancêtres ou leurs collatéraux: on trouve dans ces énumérations le nom mais également l'âge des personnes.

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confirmands de 1717

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19 mai 2008

Un Acte bien détaillé

En parcourant les Archives en ligne de l'Oise (http://www.oise.fr/Etat_civil.929.0.html) et les actes de la commune de Serans, à la recherche de quelques ancêtres, j'ai trouvé un acte de décès assez intéressant du point de vue des détails donnés (décès de la fille d'un de mes ancêtres).
En général, les rédacteurs des actes ne donnent que les informations principales concernant la date, la personne concernée par l'acte et les témoins ou déclarants. Sur le présent acte de décès, l'officier d'Etat Civil a inclu la cause du décès et quelques détails assez particuliers que je vous laisse découvrir à la lecture de la transcription.

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"L'an mil sept cent quatre vingt treize l'an deuxieme de la République française une et indivisible le samedi quatorze septembre cinq heures du soir par devant moy Jean Baptiste Julien de la Barrière officier public de la commune de Serans élu le treize janvier de la première année, pour recevoir les actes destinés à constater la naissance, les mariages et le décès des citoiens, est comparu en la maison commune François Roussel juge de paix du canton .....lequel assisté des citoiens Louis Morin maire de cette commune agé de trente six ans et Louis laudé procureur de cette commune agé de trente et un ans......lequel a déclaré à moi Jean Baptiste Julien de la Barrière, qu'ayant été instruit , que l'enfant du citoien Paschal Duclos, avait été consumé dans les flammes de l'incendie arrivé le jeudi douze de ce mois, il s'était transporté sur le lieu et y avait rédigé le procés verbal dont la tenue suit.
= l'an mil sept cent quatre vingt treize... le samedi quatorze septembre, a quatre heures et au quart aprés midi nous François Roussel juge de paix du canton de Montjavoult, district de Chaumont, département de l'Oise, ayant été requis, nous sommes transporté à la commune de Serans, étant assisté des citoiens Louis Morin maire et de Louis Laudé procureur de la commune du dit lieu, lesquels nous ont assuré que l'enfant du citoien Duclos, nommée Marie Ursule agée d'un an, laquelle enfant n'a pu être sauvée des flammes arrivées le jeudi douze du présent. Et au même instant est arrivé sur mon invitation le citoien Joseph Charles Duhamel chirurgien... Sur la présentation des vestiges d'ossements retrouvés dans les débris des batiments du dit Duclos. Savoir l'os nommé, le fémur, trois vraies côtes, l'os temporal, les os maxillaires et une dent, lesquels ossements étaient calsinés et le dit citoien Duhamel a signé avec nous et les dit susnommés à Serans le dit jour...."

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11 mai 2008

Cahors en 1944

Voici quelques photos de Cahors, datant de 1944, que l'on m'a fait parvenir récemment.
(Merci à Gérard pour cet envoi).

Vues de Cahors

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Les bords du Lot

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La Cathédrale

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L'église du Sacré-Coeur et les ruines des Jacobins

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la place Gambetta

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Les anciens remparts

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remparts derrière ces vestiges de remparts se trouve le premier cimetière de Cahors

Les Ponts

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Le Pont Valentré vu des bords du Lot

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Le Pont Valentré vu de la colline avoisinante

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en passant sur le Pont Valentré
(piétonnier à l'époque, ce pont a été ouvert à la circulation automobile pendant de nombreuses années et vient d'être remis piétonnier récemment)

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Le Pont Neuf

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10 mai 2008

Photos de Classe et Photos de Groupe

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Vers 1915-1920

noele1Vers 1920

010Vers 1935

michelecaussadeVers 1948

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Vers 1955

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29 avril 2008

Nouveau blog

Commençant à avoir une petite collection de cartes postales, j'ai décidé de faire un blog leur étant consacré.
Si vous êtes interessés, cliquez sur le lien "Cartes en Blog".

Pour certaines, vous les avez peut-être déjà vues, car elles me servent souvent à agrémenter mes articles mais une grande majorité n'a pas été dévoilée . Profitez-en !!!

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25 avril 2008

Vieilles Pierres (2)

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Moulin Lotois

Au détour d'une sortie du côté de Promilhanes, voici un moulin lotois datant de 1828 et restauré.

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06 mars 2008

Louis FUMAT Militaire de Carrière

 

 

 

 

 

 

 

 

louisfumat1   Chasseur à Pied puis 129eme Régiment d'Infanterie

Il s'appelait Louis , portait le même nom de famille que Elisa, la mère de mon arrière grand-père Paul et mon grand-père a retrouvé des cartes-photos le concernant.
De plus, son nom apparait, en tant que témoin,  dans l'acte de mariage de mes arrières grands-parents Paul et Esther.
Qui était-il exactement ?

J'ai pu avoir récemment son acte de naissance, il est né en 1880 et ainsi savoir que Louis était le cousin germain de mon arrière grand-père Paul . Le père de Louis et la mère de Paul etaient frère et soeur.

Sur l'acte de mariage de mes arrières grands-parents, il etait noté que Louis était "Sergent Major au 29e Bataillon de Chasseurs à pied".

Les Chasseurs à pied étaient des fantassins, souvent des hommes de petite taille, très vifs et excellents tireurs, engagés dans les intervalles ou en avant de la ligne, profitant des accidents du terrain pour se poster et viser. Les bataillons de chasseurs faisant partie des troupes dites "de couverture", chargées d'assurer la défense immédiate des frontières pendant les opérations de mobilisation. Ils étaient stationnés sur les frontières du nord-est et des Alpes ou à proximité.
En 1912, le 29e bataillon était à Saint Mihiel, avec son dépôt à Epernay.

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Equipe de rugby du 29e bataillon à St Mihiel en 1909

Louis fut affecté au 29e Bataillon de Chasseurs à pied jusqu'en janvier 1913.
Il y était entré en avril 1899 comme engagé volontaire pour 4 ans puis il s'était réengagé pour 2 ans, 3 ans, 2 ans puis à nouveau 4 ans.

En janvier 1913, il est promu sous lieutenant au 129e Régiment d'Infanterie.

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En 1914, il est désigné pour faire partie de la V eme Armée sur le pied de guerre et le 4 août 1914, le 129e RI assiste à la remise des drapeaux au Havre.

Louis part du Havre le 6 août et passe la frontière belge le 17 août.
Le 22 août, il participe au combat du Chatelet et Roselies : "La 9e Brigade, impuissante à contenir le flot ennemi qui grossit d'heure en heure, est renforcée dans la nuit du 21 au 22 par la 10e Brigade ( 129e et 36e RI ). Le Colonel commandant le 129e reçoit l'ordre de contre-attaqueer avec les 2 bataillons sur le village de Roselies, qui vient d'être pris par les Chasseurs de la Garde Prussienne.....Pendant cette journée, qui fut une des plus dures et des plus sanglantes de la campagne, le 129e fit front à des forces dix fois supérieures."

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Les 23 et 24 août, c'est à Hanzinelle que Louis sera au combat : "Le soir du 22 août, le régiment rassemblé s'installe avec le 36e en cantonnement à Hanzinelle. La brigade a reçu l'ordre de tenir coûte que coûte ce village qui est mis en état de défense. Toute la journée du 23, il est soumis, par l'ennemi, à un bombardement sévère mais l'attaque ne se produit pas. Le 129e se retire le lendemain, ne laissant ni blessé, ni prisonnier aux mains des allemands."
Aprés la retraire du régiment vers le sud-ouest, Louis se retrouve à nouveau dans les combats.

 

 

Les 28 et 29 août, ce sont les combats de Puisieux et Guise, puis de Courgivaux le 7 septembre : "Le 129e reçoit l'ordre d'attaquer sur la ligne Escardes-Courgivaux. Le 1er Bataillon, engagé le premier, pénètre dans Courgivaux, que les allemands ont abandonné sans combat. Dans le village dévasté, toutes les maisons ont été pillées par l'ennemi....La contre-attaque ennemi se produit.... le lendemain, 7 septembre, dés l'aube, l'attaque est reprise, aprés un bombardement trés efficace de l'artillerie française.... Le 129e pénètre pour la deuxième fois dans Courgivaux."

Du 13 au 20 septembre, Louis se retrouvera dans les combats de Courcy et Brimont mais le 129e, réduit à quelques compagnies, épuisé par les combats et les dures épreuves depuis un mois, ne peut se maintenir dans Courcy et se retranche dans St Thierry où il est relevé et se porte en réserve en cantonnement à Merfy.

En mai 1915, Louis arrive dans le Pas-de-Calais avec le 129e RI au nord-ouest de Arras.
Le soir du 22 mai, le 129e monte en ligne vers Neuville St Vaast pour assurer l'inviolabilité du front et poursuivre l'aménagement du secteur en vue d'attaques prochaines : " Du 30 mai au 3 juin, les 2e et 3e Bataillon du 129e subissent le bombardement intense et incessant par obus de gros calibre.... Au milieu des grenades asphyxiantes et incendiaires employés par les allemands, le combat de maison en maison continue furieusement.... Plusieurs tentatives de l'ennemi sont repoussées dans la soirée du 5 et dans la nuit. Jusqu'au 9 juin, le 129e organise le secteur du village de Neuville. L'action victorieuse du 129e a été souligné dans le rapport du Général Manouin ("la brillante attaque du 129e dans la partie est du village a ouvert la porte du succés")."

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" Le 20 juin, le 129e est mis à la disposition de la Division Marocaine qui est aux prises avec l'ennemi entre Souchez et Givenchy.... A la nuit, il reçoit l'ordre de relever, sur la droite de Souchez, un mélange de compagnies.... Le lendemain, dans la nuit du 21 au 22, les unités du 3e Bataillon, qui n'ont pas pu monter en ligne dans la nuit précédente, continuent le mouvement de relève. Soudain, un barrage d'une violence inouïe se déclenche."
Louis sera blessé dans ce combat de Souchez le 22 mai 1915 par éclat d'obus et sera évacué le jour même, alors que le régiment reçoit l'ordre de se replier, emportant leurs blessés, ramenant des prisonniers, ne laissant rien aux allemands qui puissent leur être utile.
Louis sera nommé Capitaine en décembre 1915.

Il rejoindra le front et le 129e RI en décmbre 1915 dans la Somme : " Le 11 décembre 1915, le régiment relève, dans le secteur de Cappy-Frise un régiment de la 6e DI. La première période d'occupation du secteur est relativement calme. Dans les premiers jours de janvier 1916, les tirs d'artillerie, d'abord rares et peu intenses, deviennnent des tirs de harcelement.... Dans la deuxième quinzaine de janvier, les bombardements deviennent plus fréquents; à chaque éclaircies, des avions ennemis survolent nos premières lignes. Le 28 janvier, dés la pointe du jour, l'ennemi, mettant en oeuvre une artillerie formidable, soumet tout le secteur, sur un front de plusieurs kilomètres, à un bombardement d'une violence inouïe."
Louis sera fait prisonnier à Frise le 28 janvier 1916, interné à Mayence et rapatrié seulement en décembre 1918.

dés février 1919, Louis remplira les fonctions d'officier de détails et en décembre 1919, il embarquera pour le Maroc pour être détaché au Bureau des Transports.

Il finira sa carrière de Capitaine au Maroc, y recevra la Légion d'Honneur en 1921, s'y mariera en 1926 et y décédera en 1950.

La Légion d'Honneur

Au hasard de mes recherches sur le nom de Fumat, je suis arrivée sur la "Base Léonore", site où sont recencées des personnes ayant reçu la Légion d'Honneur.
Là, j'y ai découvert le nom de Louis Fumat dont la date de naissance correspondait avec celle que j'avais du cousin de mon arrière grand-père.
Ayant la possibilité de demander une copie du dossier aux Archives Nationales, je l'ai fait et pu obtenir de nombreux renseignements sur ce collatéral.

Légion d'Honneur
La Révolution abolit tous les Ordres et décorations de l'Ancien Régime.
Le 29 floréal an X (19 mai 1802), la loi instituant ce nouvel Ordre est votée: " une Légion d'Honneur récompensera les militaires mais aussi les services et vertus civils".
La première promotion a lieu le 24 septembre 1803.
Avec la première Guerre Mondiale, le nombre des membres de la Légion d'Honneur ne cesse de croitre, fait normal vue l'âpreté des combats.
On arrive en 1938 à 200.000 décorés dont 60.000 à titre civil. Cette inflation continue jusqu'à atteindre 320.000 membres vers la fin de la V ème République. L'Ordre risque de se dévaloriser. Des mesures sont donc prises pour stopper ce processus en novembre 1962.
Dans le cadre d'une réforme globale, la Légion d'Honneur est revalorisée et son attibution est réservée aux mérites éminents.

L'Ordre comprend 3 grades (chevalier , officier, commandeur ) et 2 dignités ( grand officier et grand'croix ).

la répartition est la suivante: 65% militaires et assimilés, 35% civils.
En 1912, on ne compte qu'une centaine de femmes décorées de la Légion d'Honneur soit 0.25% des effectifs. Elles sont aujourd'hui 10%.

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Le Capitaine de l'Etat Major d'Infanterie Louis Fumat a été nommé Chevalier de la Légion d'Honneur par décret du 12 juillet 1921, a reçu la décoration le 11 novembre 1921 suivant le PV de réception et le Brevet le 6 janvier 1922.
A ce moment là, il résidait au Maroc et toute la correspondance entre Louis et la Grande Chancellerie s'est effectuée entre Rabat et Paris.

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