Qui peut dire, en faisant ses recherches généalogiques, qu'il n'a pas rencontré, à un moment ou un autre, des ancêtres ayant fait un petit métier ?
Pour ma part, la grande majorité de mes ascendants, qu'ils soient à la ville ou à la campagne, exerçaient une profession modeste.

On les appelait "gagne-petit", "gagne-denier", "gagne-misère", "gagne-néant" mais ils exerçaient des professions liées au mode de vie de leur époque.

Voici donc quelques uns de ces petits métiers, ceux que j'ai rencontré le plus fréquemment au cours de mes recherches et des ancêtres que j'ai pu retrouvés.

Journaliers, manouvriers

Ce terme désignait les petits paysans dont les biens possédés ne pouvaient pas assurer le vie de la famille.

Dans mon arbre, quelque soit la région, le département de mes ancêtres, j'en rencontre régulièrement à chaque génération.

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Ils possédaient ou louaient une petite maison et un peu de terre pour y cultiver quelques légumes, pouvaient élever quelques animaux pour subvenir à leurs besoins et ne pas mourir de faim mais il fallait de l'argent pour payer les frais divers et les imprévus.
Ils se faisaient alors embaucher auprés de plus gros cultivateurs, d'artisans divers.

Pour les temps forts de la vie rurale (moissons, vendanges) les grosses exploitations faisaient appel au travail des journaliers, soit locaux, soit migrants. Les ouvriers agricoles se présentaient à la ferme pour l'embauche, souvent avec leurs propres outils, ils étaient alors assurés d'être nourris et logés durant le temps des travaux.

Les femmes pouvaient également être journalières dans le monde rural: lors des moissons, elles étaient ramasseuses aprés que les faucheurs soient passés et liaient les gerbes, elles pouvaient être embauchées pour la garde des troupeaux, la récolte des fleurs ou des fruits...

Fileuses, tisserands et couturières

A la campagne, une partie des textiles était produite et filée à domicile; Il fallait ensuite tisser la laine, le chanvre ou le lin soit à domicile, si la famille possédait un métier à tisser, soit en l'amenant chez un tisserand.
les tisserands avaient mauvaise réputation et étaient souvent accuser de vol; Le fil était donc pesé à la livraison et ensuite le tissu l'était également.
le plus souvent, les tisserands travaillaient à leur domicile pour des patrons qui leur fournissaient les matériaux et commercialisaient ensuite la production.

Le tissu fabriqué, restait à couper et coudre le vêtement.
Il existait une multitude de couturières à la tâche pour entretenir, remettre aux mesures un vêtement...Elles travaillaient à leur domicile ou chez des clientes où elles se rendaient régulièrement, travaillaient chez un patron ou à la journée.

Paris

Chiffonniers, récupérateurs

Que ce soit en ville ou à la campagne, la récupération et le recyclage touchaient les matériaux les plus divers et les artisans y trouvaient les matières premières nécessaires à leur métier.
le récupérateur était souvent l'intermédiaire entre celui qui n'avait plus besoin d'un objet et celui qui en avait besoin mais ne pouvait pas l'acquérir.

En ville, l'activité était très souvent réglementée et encadrée par des ordonnances.
Les récupérateurs commercialisaient comme matières premières les chiffons auprés des fabricants de papiers, les vieux papiers auprés des fabricants de carton; Ils pouvaient revendre des objets abimés qu'ils avaient réparés; On parle même de chapelure fabriquée à partir de croûtes de vieux pain et qui finissait sur les étals des charcutiers comme panure !!!!

Le chiffonnier rural, lui aussi, récupérait tout moyennant finances.
A la campagne le recyclage naturel des ordures ménagères était habituel; Le récupérateur débarassait donc les familles des chiffons, des ferrailles, des plumes des volailles, des poils de cochons ou toutes choses mises de côté en vue de son passage.
Tout cela était ensuite revendu à divers artisants qui le transformaient en papiers, cartons, matelas, édredons....